3e journée de concert à la Japan Expo, et pas des moindres encore, car outre le second concert d'
AKB48, c'est le duo
PUFFY qui se produisait sur la scène du JE live. De plus, le samedi était le jour du défilé Laforet/Harajuku avec la présence de
Kanon Wakeshima et de
MEG pour des showcases bien trop courts, dont voici d'ailleurs les compte-rendus :
★
Laforet/Harajuku (guests : Kanon Wakeshima & MEG)
C’est la charmante
Kanon Wakeshima qui ouvre le defilé
Laforêt Harajuku pour cette 10e Japan Expo. Vêtue de sa belle robe rouge agrémentée d’une longue cape noire et d’une collerette blanche en dentelle,
Kanon Wakeshima arrive sur scène avec la chanson
Sweet ticket. Elle prend alors son éventail et danse gracieusement sur la musique. Démarre alors
Still Doll,
Kanon Wakeshima imite une poupée en faisant des gestes d’automate avec son éventail tout en chantant. Elle va vers son violoncelle pour exécuter un magnifique solo puis termine la chanson, avec son violoncelle dans les bras. Puis, elle se lève et enlève sa cape et commence à se présenter dans un français toujours aussi impressionnant et fait de même en japonais. Elle enchaîne avec la chanson
L'espoir ~Mahou no Akai Ito~, composée de paroles en japonais mais également en français. Sur la chanson instrumentale
Sweet dreams,
Kanon Wakeshima salue le public et quitte la scène. Malheureusement, ce showcase a été très court, nous laissant un petit goût de déception et d’impatience pour le concert du dimanche.
Le défilé débute ensuite avec la marque
Black Peace Now. Fidèle à son style, le noir est omniprésent, le blanc en contraste ajoute un coté chic à cette collection, la plus habillée du défilé. Cet ensemble gothic et résolument moderne laisse place à un immense nœud s’affichant sur les écrans. C’est la marque
Angelic Pretty qui est annoncée. Opposition totale avec la marque précédente, celle-ci étant composée de robes roses et de blanches, ornées de dentelles, de volants, de rubans, de poupées et de couronnes, ces tenues sont faites pour les filles voulant ressembler à des princesses de contes de fées. Vient ensuite
Putumayo qui nous présente des tenues plus punk au début et finit avec des tenues de lolitas assez détendu et dans l’air du temps. L’
Atelier Pierrot enchaîne dans une musique plus douce avec des tenues élégantes de gothic lolitas dans un style posé et assez fier. Totale opposition avec l’arrivée de
SEXY DYNAMITE LONDON, sur des musiques beaucoup plus electro pour des tenues plus punk. Notons que les styles de la marque sont assez variés, passant de la tenue pour étudiante anglaise à celle de soirée pleine de paillettes.
Et voici la deuxième invitée du défilé qui commence son showcase,
MEG, l'une des petites protégées de
Yasukata Nakata (
Capsule), qui a même sa propre marque de vêtements. Et ça se voit à son style, collants rose fluo, jupe noire à poids blancs, chemisier faisant très écolière, et chapeau de gondolier, on peut dire qu'elle a du style. Elle commence directement avec une chanson tirée de l'album
STEP,
MAGIC, vraiment très sympa. Elle marche jusqu'au bout de l'estrade, faisant une petite chorégraphie, et apparaissant dans l'écran géant accompagnée de peluches.
Elle se présente ensuite au public français. Il faut dire que très peu la connaissent, ce qui est bien dommage. Elle demande au public s'ils aiment le Japon, Doraemon, La Foret, et nous annonce qu'elle aime la France. Espérons que ça la fasse revenir.
Elle enchaine avec
FREAK, son dernier single. Le clip de cette chanson est même diffusé sur les écrans géant. Sa voix rend très bien en concert, ce qui n'est pas si courant que ça venant des chanteuses à tendances electro.
Puis elle interprète
BEAUTIFUL, titre phare de son dernier album. Tout en dansant, elle invite parfois le public à faire comme elle, qui, malheureusement, n'a pas l'air très motivé.
Elle part, puis revient tout de suite après pendant le défilé de la marque Hello Kitty, portant un nœud rouge dans les cheveux rappelant celui du chat. Elle se promène parmi les mannequins en chantant
Heart et brandissant une peluche de la marque.
MEG laisse la place à la marque
SUPER LOVERS., qui allie un style anglais et industriel pour commencer, puis se rapprochant de
SEXY DYNAMITE LONDON avec l’usage de bottines et bottes assez originales. Puis c’est au tour d’
Alice and the Pirates avec des tenues gothic très élégantes pour hommes et femmes, qui s’achève sur une robe de mariée splendide de par l’habit et le modèle, qui sera de loin le plus remarqué. L’usage d’accessoires comme les mallettes renforcera ici le concept de la collection. Arrive ensuite
Metamorphose temps de fille, avec principalement des robes de gothic lolitas assez colorées, mais aussi d’un blanc immaculé lors de l’entrée en scène. La marque
Algonquins, d’un style plus rock, entre en scène pour une collection plus modeste. Puis c'est au tour de
Baby the Stars Shine Bright, avec des tenues toujours aussi colorées pour les lolitas, et des ombrelles vraiment magnifiques.
C’est enfin le final du défilé avec un passage de chaque marque sur la scène. On regrettera l’absence de
h.naoto. Ce défilé fut plus riche musicalement avec deux showcases contrairement aux autres années où il n’y en avait qu’un.
Setlist Kanon Wakeshima :
SE – Sweet ticket
Still Doll
--MC--
L'espoir ~Mahou no Akai Ito~
SE – Sweet dreams
Setlist MEG :
MAGIC
Freak
BEAUTIFUL
HEART (Défilé Hello Kitty Colors)
★
Yui Makino
Premier concert de ce samedi 4 juillet à la Japan Expo,
Yui Makino ouvre le bal avec sa pop délicate et acidulée. Dans le live house de la convention, le public rentre assez rapidement. Quelques instants plus tard, la petite chanteuse est déjà sur scène, sur son clavier. Elle alterne chant seul et chant accompagné au clavier, le tout enveloppé d'une bande enregistrée pour le reste des sons. Elle ne perd pas de temps et débute son concert dans l'instant.
Dès le premier titre joué, les otakus et autres fans de la chanteuse sont aux anges.
Yume no Tsubasa, générique final de l'animé
Tsubasa RESERVoir CHRoNiCLE, résonne finement dans nos oreilles. Les fans chantent alors en choeur les paroles mielleuses. S'en suit alors une succession plutôt évidente de morceaux à succès, comme
Tenshi no Hashigo, entre autres. On ne peut le nier, même sans vraiment adhérer à ce qu'elle fait, la jeune chanteuse a du talent et le don de nous bercer de sa voix douce mais transperçante. Des frissons parcourent notre corps dès lors qu'elle ouvre la bouche, nous faisant ainsi apprécier tout en délicatesse le somptueux mais sobre spectacle.
Entre chaque morceau, elle parlera (ou du moins essaiera) avec le public, répondant même aux commentaires niais lancés par certains, annonçant le titre de la prochaine chanson en émettant un petit commentaire de convenance en français. Mais il est bien vite l'heure qu'elle nous quitte, et
Yui Makino annonce son dernier morceau,
Amrita, haut en couleurs, puissant et très sentimental, que le public saura savourer jusqu'à la dernière miette. La jolie demoiselle se lève alors, lance quelques remerciements en direction du public qui l'acclame, dont un "Merci pour votre fidélité" qui fait hurler l'assemblée, puis se retirera sobrement. Pas de rappel donc, les lumières se rallument vite et tout le monde se sauve, les oreilles encore sifflantes de bonheur.
★
PUFFY
Ami et
Yumi arrivent sur scène, et ça commence fort avec
Asia No Jushin, leur premier single. Puis elles se présentent en français au public qui ne les connait pas encore bien. 5500 personnes étaient tout de même présentes pour venir les voir. Elles recommencent avec la chanson
Bring it on, tiré du dernier album,
Bring it, chanson assez rock, qui anime bien la salle. D'ailleurs, leur style vestimentaire aussi est simple, ça va vraiment bien avec leur façon de bouger en concert, et même avec leur musique. Et place à
My Story du même album, puis elles enchainent rapidement avec
All Because Of You, aussi tiré de
Bring it, cette chanson a d'ailleurs été écrite par
Avril Lavigne, et on en ressent l'influence. Même si ça reste du
PUFFY, elle fait partie des chansons rock entièrement en anglais du dernier album.
Ensuite elles parlent un peu au public, en japonais, en nous demandant si nous parlons japonais. Et c'est au tour de la chanson
DOKI DOKI, moins rock que les autres, malgré le fait que la guitare et ensuite la batterie s'emportent au milieu. Elle est surtout super entraînante et l'air reste vraiment longtemps en tête. Ce titre est d'ailleurs compris dans la bande son du film tiré du manga
Lovely Complex.
Arrive ensuite
Ai no Shirushi, datant de 1998 ! On ne s'attendait pas à l'entendre, et pourtant !
Elles reprennent le micro en main, et annoncent le générique du film d'animation du manga
Naruto,
Darekaga, qui est immédiatement acclamé. Je m'aperçois avec surprise que quelques membres du groupe
AKB48 sont venues voir le concert dans l'espace presse, agitant joyeusement des petits bâtons lumineux.
Après avoir un peu reparlé au public, elles enchainent avec une chanson faite par
Shiina Ringo pour elles,
Hiyori Hime, sur leur dernier album. On sent l'influence de celle-ci, et cela leur va très bien ! Un vrai plaisir à entendre.
La chanson suivante est
Hi Hi, faites en 2005. Elle est assez entraînante, et est le générique de
Hi Hi PUFFY Ami Yumi. Le morceau d'après
Umi he to, a aussi été utilisé pour l'émission, même s'il est plus vieux, puisqu'il date de l'album
SPIKE.
Encore une chanson assez vielle, puisqu'elle date de 1997, il s'agit de
Nagisa ni matsuwaru etcetera, très rythmée.
Ami et
Yumi, toutes les deux devant le micro, agitent les bras de façon synchronisée comme dans le clip original de la chanson, ce qui est imité par certaines personnes. Puis elles tapent dans leurs mains, ce qui est également suivi par une grande partie du public. Pour finir, elles chantent
Bye Bye, de l'album
Bring it, cette chanson assez joyeuse est parfaite pour finir en beauté.
Elles saluent le public, qui a eu l'air d'apprécier le concert, puis partent.
Setlist PUFFY :
1. Asia no Junshin
MC
2. Bring it on
3. My Story
4. All Because Of You
MC
5. DOKI DOKI
6. Ai no Shiroshi
MC
7. Darekaga
MC
8. Hiyori Hime
9. Hi Hi
10. Umi heto
11. Nagisa ni matsuwaru etcetera
12. Bye Bye
★
AKB48
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles ont du succès les
AKB48 ! Est-ce le fait de voir de jolies filles en mini-jupe danser ou bien est-ce pour apprécier l'ambiance d'un concert d'idoles ? En tout cas, en ce samedi, jour funeste de grève, environ 7000 personnes étaient dans la salle pour le groupe.
J'annonce directement une déception, les concerts de jeudi et de samedi étaient exactement les mêmes. Que ce soit l'ordre des chansons, les tenues et les chorégraphies. Je vous invite donc à lire celui de
vendredi pour plus de précision et d'autres photos.
Le concert commence donc avec toutes les filles en costume d'écolière. On admire la chorégraphie parfaitement synchronisée, car il faut dire qu'on n'est pas habitué à voir un tel groupe. Elles interprètent deux chansons dont
Ohgoe Diamond, puis se présentent. Cette fois, celle qui s'était présentée en tant que
Sophie Marceau la veille devient cette fois
Carla Bruni et se fait huer par le public. On ressent bien la présence des fans du groupes, venus du Japon, et ayant obtenu des pass spéciaux pour pouvoir être au premier rang durant leurs concerts. Eux aussi font des efforts pour parler français, en lançant des "je t'aime !" après la présentation de certaines filles.
Elles partent toutes au fur et a mesure par groupes de cinq, une fois présentées. Quatre d'entre elles reviennent en petite robe rose dont le bas ressemble à un tutu. Elles interprètent un titre puis laissent la place aux suivantes.
Deux jeunes filles arrivent tour à tour sur scène, l'une en longue robe blanche et rose et l'autre en petite robe rose, et chantent une ballade ensemble. Elles sont ensuite remplacées par les suivantes. Six des filles du groupe arrivent en costume ultra coloré de cow-girl, et se lancent dans une chorégraphie hyper énergique, accompagnées par les membres du fanclub qui répètent les mêmes gestes.
Viennent ensuite quatre d'entre elles, en jeans, t-shirt, et veste blanche. Puis tout le groupe revient en costume d'écolière et chante la dynamique
Ginko Ginko, où l'ont peut apercevoir certaines personnes dans le public français imiter la chorégraphie. Et pour finir, elles interprètent
Sakura no Hanabirtachi.
Concert vraiment sympa, on ne regrette pas d'y être allé, ni de voir que tant de gens soient venus pour les encourager.
★
school food punishment
Décidément,
school food punishment n'aura pas bénéficié des meilleures circonstances de passage au J.E. Live House. Après avoir eu la lourde tâche d'inaugurer la sélection musicale du festival deux jours auparavant, il n'est pas plus aisé pour le groupe de devoir passer après les raz-de-marée
PUFFY et
AKB48. Et pourtant, même si la moitié de la salle met les voiles et retourne s'abimer contre les récifs du merchandising, le public restant ne se sera pas trompé de direction :
school food punishment est là et entend bien répandre les charmes d'une pop sucrée aux riffs rock acidulés.
Encore indie jusqu'à très récemment, et alors que le premier single n'est programmé que pour la fin du mois de juillet, le groupe interprète pourtant une musique déjà bien calibrée pour taper dans le haut des charts, sans qu'elle ne soit convenue pour autant. Quoique les membres de la formation soient plutôt statiques et réservés sur scène, l'énergie que délivre leur musique est bien manifeste, ce qui ne manque pas d'encourager le public à taper des mains et à reprendre les refrains en choeur.
Malgré des morceaux à la structure musicale tout ce qu'il y a de plus classique, ce qui frappe immédiatement chez
school food punishment est la manière dont les arrangements électroniques sont mis en avant : délicats ou vifs et syncopés, ils agissent tel un prisme et ornent la mélodie principale de multiples couleurs. Chant pop, guitare rock, rythmes disco enjoués, claviers explorant une impressionnante gamme de styles et sonorités, de l'ambient au jazz, les influences sont nombreuses et le groupe tient à le faire savoir. C'est ainsi qu'il s'autorise la reprise de
One More Time de
Daftpunk, en guise de pont à l'intérieur même d'un morceau. Etant les derniers à jouer en ce quatrième jour de Japan Expo, et, ne pouvant se soustraire en fin de set aux cris et encouragements d'un public conquis, les musiciens reviennent ensuite sur scène pour un ultime titre à l'entrain communicatif.
Bien qu'encore tout jeune,
school food punishment est un groupe qui a le don de traiter de manière originale un style pop-rock devenu traditionnellement frileux aux prises de risque. Le passage en major et la venue en Europe devrait, nous l'espérons, lui permettre de se faire légitimement connaître et apprécier d'un public plus nombreux.
つづく (à suivre)...